L’utilisation
d’une membrane et le mélange par débit continu
a en commun le fait que le Nitrox est mélangé
avant d’être amené à la pression voulue
par le moyen d’un compresseur haute pression. Puisque les
compresseurs à membrane, sans graisse, ne sont que
très rarement utilisés pour la plongée
(investissement trop important), nous disposons de compresseurs
lubrifiés par huile. Ceci impose que l’appareil ne
soit pas en contact avec un mélange où l’oxygène
excéderait 40%. Donc, le mélange le plus riche
qui puisse être fabriqué est de l’Air Enrichi
Nitrox 40 (EANx40).
Les membranes sont adaptées pour les stations d’Air
Enrichi avec un volume important de gonflage et sont une solution
dans les régions où l’oxygène respirable
n’est pas disponible ou d’un coût prohibitif. Plus on
utilise le système, plus le prix de revient du gonflage
baisse. Malheureusement l’inverse est également une
réalité : moins on gonfle de blocs plus le prix
de chaque gonflage augmente. L’installation du système
revient cher mais ensuite le coût de fonctionnement
est limité à l’entretien.
Une estimation grossière nous permet d’évaluer
qu’un volume d’une centaine de gonflages hebdomadaires serait
nécessaire pour obtenir un prix de revient moindre
qu’avec le système de débit continu. Bien sûr
un calcul plus précis n’est possible qu’en tenant compte
des frais réels qui varient suivant les régions.
L’air
qui parvient à la membrane doit être sous pression
(entre 3 et 20 bars selon le matériel utilisé).
La membrane ensuite « filtre » une partie de l’azote
contenu dans l’air, créant un mélange plus riche
en oxygène,
Il existe deux façons de fournir à la membrane
de l’air pressurisé. Le compresseur peut être
utilisé pour gonfler des tampons. Ensuite, dans la
seconde phase, l’air peut être envoyé du tampon
à la membrane par un détendeur à la pression
requise. Parce que le compresseur est utilisé deux
fois et à cause de la perte d’azote (et aussi d’un
peu d’oxygène), le compresseur a besoin de tourner
trois fois plus longtemps que pour un gonflage à l’air.
La seconde méthode fait appel à un compresseur
basse pression ajouté au système. Le compresseur
envoie l’air comprimé à la membrane. Le Nitrox
qui sort de la membrane passe ensuite par un compresseur
haute pression. Cela signifie que l’on utilise deux compresseurs
pour gonfler un bloc et qu’une partie seulement de l’air comprimé
par le premier (celui à basse pression) est utilisé
pour gonfler le bloc. Quelque soit l’option choisie – la plus
grande quantité d’énergie nécessaire
et l’entretien plus important augmente le coût du gonflage.
Pour la seconde méthode, l’air sortant du compresseur
basse pression doit être traité avant de passer
par la membrane. Ce qui requiert un filtrage et un nettoyage
additionnel du gaz, car la membrane est relativement fragile.
La quantité de Nitrox sortant de la membrane doit être
adapté à l’entrée du compresseur pour
éviter un problème de fonctionnement.
Apprentissage requis:
- Mathématiques pour gonfler un bloc sans avoir
à vider le gaz restant.
- Connaissance du compresseur pour le préparer et
l’entretenir afin qu’il délivre de l’air compatible
à l’oxygène et s’assurer que l’entrée
du gaz ne rencontre pas de résistance.
- Connaissance spécifique du système et formation
par le fabricant.
Tous ces aspects seront abordés durant le stage
IT College à l’exception de la connaissance spécifique
du système et de la formation par le fabricant. |